16
MAI
Communiqué du front commun

   

Amis, camarades, collègues

 

Il y a plusieurs mois, 4 syndicats du Québec et de Moncton ont décidé de travailler ensemble afin d’affronter les compressions budgétaires fédérales et les coupes qui allaient s’ensuivre.

 

Profitant de l’invitation du PDG de la Société, nous avons travaillé afin de soumettre des suggestions pour minimiser l’impact des coupes budgétaires, en gardant à l’esprit 2 préoccupations fondamentales :

 

•    Réduire l’impact sur les membres
•    Préserver la qualité, les services et la pertinence du diffuseur public

 

Nous avons soumis au PDG des indications chiffrées et précises des avenues que nous envisagions. Nous avons réitéré ces suggestions au PDG lors de la rencontre du 3 mai, ainsi que dans la lettre du lendemain. Voici en résumé ces 3 points fondamentaux qui auraient pu sauver des dizaines d’emplois et diminuer l’impact sur la programmation, notamment à RCI, à l’information, en radio et en télévision générale

 

a)    La fin des primes au rendement des cadres
b)    La réduction du nombre d’employés cadre
c)    Produire à l’interne une plus grande partie des émissions de télé générale, puisque les coûts au privé sont en augmentation constant

 

Vous avez lu comme nous la réponse de la part du plus haut dirigeant du diffuseur public : c’est une fin de non-recevoir sur toute la ligne. Nous sommes déçus de cette attitude, d’autant plus que le PDG avait placé les personnes et la programmation au cœur de ses 3 priorités. Nous ne lâcherons pas; nous maintenons notre but :

 

« Changer la cible des compressions »

 

Merci de votre soutien

 

Isabelle Doyon, présidente du SCFP-675
Alex Levasseur, président du SCRC
Benoit Celestino, président du STARF
Jean Gagnon, président de l’AR

 

04
MAI
Des nouvelles du front commun

   

 

COMMUNIQUÉ AUX MEMBRES

 

Tel qu’annoncé le 25 avril dernier, le front commun des syndicats des services français, regroupant le Syndicat des communications de Radio-Canada, le Syndicat des techniciens et artisans du réseau français, l’Association des réalisateurs et le Syndicat canadien de la fonction publique, section 675, a rencontré le président-directeur-général monsieur Hubert T. Lacroix afin de lui faire part de notre objectif de

 

Changer les cibles des compressions budgétaires

à Radio-Canada

 

Nous avons tenté de discuter avec monsieur Lacroix de trois sujets bien précis :

 

1.    Les primes au rendement des cadres
Nous avons fait part de votre indignation quant à l’indécence du maintien de telles primes dans un contexte de compression majeure.  Nous avons reçu  une fin de non recevoir.

 

2.    Encadrement
Suite aux trois vagues de compressions majeures, comment se fait-il qu’il y a plus de cadres à la SRC qu’avant celle-ci? Un comité a été mandaté par monsieur Lacroix pour examiner la question de l’encadrement. Les syndicats ont demandé à y participer. Nous demeurons dans l’attente d’une réponse.

 

3.    Coûts de la production privée
Une étude (commandé par un des Syndicats membre du front commun) a démontré que la production externe coûtait de plus en plus cher et qu’il y a lieu d’examiner la possibilité d’en effectuer une plus grande partie à l’interne. La réponse du Vice-président principal a été qu’il a donné des objectifs pour qu’une plus grande part des productions externes soient faites en utilisant  les services de production  à l’interne. Les syndicats ont demandé là aussi de faire partie d’une table de travail sur la production interne. Nous demeurons dans l’attente d’une réponse.

 

De plus, il semble persister un flou quant au nombre de postes (équivalent à temps plein) qui seront abolis ou non remplacés à la suite des compressions.

 

Nous vous tiendrons informés des développements et des prochaines étapes.

 

Solidairement,

 

Isabelle Doyon, Présidente SCFP-675
Benoît Celestino, Président national STARF
Jean Gagnon, Président AR
Alex Levasseur, Président SCRC

03
MAI
Le nouveau code de conduite révisé de la SRC !

À tous les membres,
Vous avez sûrement entendu parler dans les différents médias qui s’offrent à nos yeux et oreilles que la Société a révisé son code de conduite destiné aux employé(e)s en fonction de lois qui ont été adoptées par le gouvernement fédéral dernièrement.

Nous vous invitons à ne pas signer une quelconque acceptation de ce code et ce, malgré l’insistance de votre patron.

Si vous n’avez d’autre choix que de signer, nous vous suggérons d’y ajouter la phrase suivante : « Sous réserve des recours que mon Syndicat a intenté ou intentera. » et de nous en faire part.

En ce sens, le grief N-241 a été déposé vendredi dernier et le libellé est le suivant :

Nous contestons le Code de conduite imposé et mis en vigueur par l’employeur, lequel est contraire à la convention collective, la Charte, le Code civil, la Loi canadienne des droits de la personne.
Ce code de conduite porte notamment atteinte à la liberté d’expression des employés ou leur liberté d’association.
Le Syndicat réclame

•    Que l’arbitre de grief constate la violation de la convention collective et de la Charte canadienne des droits et libertés;
•    Qu’il déclare nul et non avenu le Code de conduite, ainsi que tout reproche, réprimande, suspension, congédiement ou refus d’engagement adressé à un employé du fait de ce code;
•    Que l’arbitre restitue à tout employé lésé les salaires, droits et autres avantages dont il aurait été privé du fait de l’application dudit Code de conduite. Le tout portant intérêts ainsi que l’indemnité supplémentaire prévu par la loi;

Des discussions auront lieu dans les prochains mois afin d’obtenir des éclaircissements dans ce dossier.

Syndicalement,

Benoît Celestino
Président national