Le STARF de Radio-Canada conclut une entente de service avec le SCFP
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Montréal, le mercredi 8 mai 2013 - Le Syndicat des technicien(ne)s et artisan(e)s du réseau français de Radio-Canada (STARF) a signé une entente de service avec le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).
« Le STARF et le SCFP maintiennent chacun leur complète autonomie. Les deux syndicats vont unir leurs forces pour faire avancer leurs dossiers et mieux défendre les emplois de leurs membres. À compter de maintenant, le STARF profite de l’ensemble des services du SCFP pour mieux contrer les différentes attaques subies par les employés du diffuseur public » a expliqué Benoit Celestino, président national du STARF.
D’ailleurs, le STARF et le SCFP continuent de se battre contre la requête de l’employeur qui vise à réviser la structure des accréditations syndicales. Après dix-neuf jours d’audiences, les quatre syndicats concernés défendent toujours leur pleine autonomie devant le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI).
Au SCFP, la présidente du Syndicat représentant le groupe d’employés de bureau et professionnel de la Société Radio-Canada (SCFP 675) applaudit cette entente. « Dans le monde syndical, nous comprenons que la force du nombre est déterminante. On ne peut que se réjouir d’un tel partenariat », a résumé Isabelle Doyon, présidente du SCFP 675 qui compte quelque 600 membres à la SRC.
Pas une affiliation formelle
L’entente signée tout récemment n’est pas une affiliation syndicale. Pour procéder à une affiliation formelle, les membres du STARF devraient accorder leur consentement par bulletin de vote.
« Le STARF ne change pas .Le conseil d’administration national du STARF a décidé qu’il fallait de nouveaux outils pour poursuivre nos batailles. Nous avons choisi le SCFP pour nous accompagner dans ce combat » de conclure Benoit Celestino.
Le STARF est un syndicat indépendant représentant 1300 travailleurs. Le SCFP est le plus grand syndicat au pays, avec 630 000 membres.
Le gouvernement Harper désavoue gestionnaires et syndicats à la Société Radio-Canada
L’encre n’est même pas encore sèche sur la nouvelle convention collective des techniciens et artisans de la Société Radio-Canada (SRC) que le gouvernement conservateur vient de désavouer tant les gestionnaires que les représentants syndicaux.
Le cabinet Harper veut dorénavant imposer le cadre de négociations des conditions de travail pour les employés syndiqués au sein des sociétés d’État.
C’est une autre atteinte à la libre négociation. Ils s’immiscent dans les affaires de Radio-Canada, même si la preuve a été faite maintes fois que la négociation fonctionne. Ce gouvernement fait tout pour taire la voix des travailleurs au pays en brimant une liberté fondamentale : la liberté d’association.
Le STARF rappelle que la SRC est la pierre angulaire du système de radiodiffusion au pays et un des diffuseurs publics les plus respectés au monde.
Jamais dans l’histoire de la SRC, le diffuseur public n’a-t-il subi autant d’attaques.
Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. En deux ans seulement, depuis la dernière élection, les conservateurs ont coupé 10 % du budget global, ensuite ils ont retranché 65 $ millions supplémentaires provenant du fonds FAPL. Maintenant, ils veulent dicter les conditions de travail et dans deux semaines, un comité va débattre d’un projet de loi conservateur qui veut forcer la SRC à ouvrir ses états financiers, malgré le fait que ça puisse nuire à la compétitivité du diffuseur public.
Le STARF dénonce l’ingérence des conservateurs et compte prendre tous les moyens nécessaires pour contrer leurs attaques.
Syndicalement,
Benoît Celestino
Président national
Six postes coupés au CDI à Montréal : La réponse de la Société
Confrères, Consoeurs,
L’introduction des régies automatisées de mise en ondes au CDI à Montréal a fait ses premières victimes lundi dernier. En effet, la Société nous a annoncé l’envoi de 4 avis de postes excédentaires. De plus, deux postes vacants seront abolis ainsi que toutes les heures garanties pour les temporaires qui sont dans la rotation des aiguilleurs.
Lors d’une rencontre mixte lundi matin, le Syndicat a transmis la position syndicale quant à ces « soi-disant » postes excédentaires. L’article 29 sur les progrès techniques de la convention collective trouve clairement application dans le cas qui nous occupe. En voici un extrait qui parle de lui-même :
29.1 – Garantie d’emploi
Nul employé ayant terminé sa période d’essai à la date de signature de la présente
convention ne sera licencié ou ne subira de diminution de salaire au cours de la
présente convention en raison de l’introduction d’équipement nouveau ou modifié
et/ou de changements de méthodes d’exploitation qui y sont reliés.
La réponse de l’employeur
Bien que la Société plaide sur toutes les plates-formes possibles que la technologie change, l’employeur nous a répondu et je cite: « Les changements de méthodes de production ne font pas suite à un changement technologique (…) »
N’est-ce pas là un double discours? Peut-on avoir moins de cohérence?!?
La suite
Évidemment, le Syndicat prendra tous les moyens légaux à sa disposition pour faire respecter la convention collective. Nous avons proposé de faire trancher le litige en accéléré par un arbitre et dans sa grande logique… la Société a refusé !!! Préférant laisser les personnes concernées dans l’incertitude.
Le Syndicat n’a pas dit son dernier mot….. Restez donc à l’écoute!
Solidairement,
Benoît Celestino
Président national